Les Jeudis de la parole continuent à Gagnières

L’endroit accueille de plus en plus fréquemment quelques-uns des événements culturels organisés dans le village.

C’est ainsi, dans le café Gadilhe, les Jeudis de la parole trouvent, apparemment sans effort, leur vitesse de croisière.

Notamment au cours de la première partie, les spectateurs invités à extirper de leur mémoire les souvenirs de leurs mésaventures ou de leurs exploits prennent de l’assurance et n’hésitent plus à surmonter leurs appréhensions. Sur le thème proposé du voyage, certains ont ouvert les portes de leur intimité, de leur vécu ou de leur imaginaire. L’une en livrant, avec pudeur et délectation, les hauts et les bas d’une rencontre amoureuse, d’autres en revenant sur des incidents de parcours ou en dénichant dans les vestiges d’un somptueux palais hindou, merveille…, une chorale enfantine.

A son tour la conteuse Clémentine Magiera, exceptionnellement accompagnée à l’anantar, à l’oudou ou à la moins exotique guimbarde par Pat Decerf, a retracé les mille et une péripéties de l’épopée de Rama, prince justement de ce pays des merveilles. Ses dons faramineux, l’autorisent à cohabiter, non sans affrontements, avec les esprits et les génies, les vierges et les sorcières, les serpents et les tigres et il côtoie les démons comme les dieux. Une existence, qui ne le comprend, forcément aléatoire et tourmentée.

A contrario, les excellentes soupes des sœurs Gadilhe restent terrestres et elles seront donc servies le jeudi 4 mai. Ce jour-là, les spectateurs, exilés ou témoins d’exil, témoigneront et Catherine Caillaud, inspirée par la Bible ou par Victor Hugo, dira la belle histoire de Ruth.

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