Cinéma-vivans

Au cinéma de Barjac du 12 au 18 janvier (Attention séance supplémentaire à 3 euros jeudi 18 janvier à 14 h 30)

Vendredi 12 janvier

CARRE 35, d’Eric CARAVACA (Fr)

Documentaire – 1 h 07                                                                   18 h 30

« Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes. »

C’est avec beaucoup de pudeur que le comédien Eric Caravaca nous introduit dans sa famille et nous fait part d’un drame qu’il a ignoré pendant très longtemps : la mort, à l’âge de 3 ans, d’une sœur aînée qu’il n’a jamais connue puisque ce décès a eu lieu en 1963, 3 ans avant sa propre naissance et que ses parents n’en parlaient jamais. Lorsqu’il a appris l’existence de Christine ainsi que son décès, Eric Caravaca n’a eu de cesse de connaître la vérité sur cet épisode familial douloureux. Il a enquêté, recherché des documents, essayé de retrouver le plus possible de témoins, en plus de ses parents. Tout cela pour apprendre que Christine était trisomique et souffrait d’une malformation cardiaque, la maladie bleue, souvent associée à la trisomie. Cette maladie et les circonstances de la mort de Christine étant les seules explications à l’espèce de négation familiale de la perte de l’enfant. C’est cette enquête que nous suivons dans le film, dans lequel cette histoire familiale arrive à se mêler à celle de la colonisation, les parents du réalisateur ayant vécu en Afrique du Nord, Maroc, Algérie, au moment des combats menés contre la colonisation : un même phénomène d’occultation, de négation, de la part de parents face à la perte de leur petite fille et de la part d’un pays, la France, face à des crimes commis par ses soldats au Maroc et en Algérie. Ce documentaire très particulier peut se regarder comme une enquête policière, avec des moments de grande émotion, tels ceux mettant en scène la mère de Christine et d’Eric.

 

MARIA BY CALLAS de Tom Wolf (Fr)

Documentaire- 1 H53, avec Maria Callas, Fanny Ardant …                         21 h 00

« Il y a deux personnes en moi, Maria et La Callas… » 

Artiste en quête d’absolu devenue icône planétaire, femme amoureuse au destin hors du commun,  Maria by Callas est le récit d’une vie exceptionnelle à la première personne. Callas dévoile Maria, et révèle une personnalité aussi enflammée que vulnérable. Un moment d’intimité auprès d’une légende et toute l’émotion de cette voix unique au monde.

 

DIMANCHE 14 janvier

STAR WARS, les derniers Jedi

Science fiction, de Rian Johnson (USA) -2H32 – VF

avec Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac…                                                          17 h 30

Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…

Certainement le plus abouti des épisodes de  la saga …

 

Mardi 16 janvier

KEDI, DES CHATS ET DES HOMMES

de Ceyda Torun – Turc, Américain – Documentaire – 1 h57.                                     20 h 30

Depuis des siècles, des centaines de milliers de chats vagabondent dans les rues d’Istanbul. Sans maîtres, ils vivent entre deux mondes, mi sauvages, mi domestiqués – et apportent joie et raison d’être aux habitants. KEDI raconte l’histoire de sept d’entre eux.

Très beau documentaire ! Merci à la réalisatrice d’avoir si bien su capter la magie de nos félins à 4 pattes !

 

NOUVELLE SEANCE

Jeudi 18 janvier (Séance à 3 euros)

LE BRIO d’Yvan ATTAL(Fr) Comédie

 – 1 h35. Avec Daniel Auteuil, Camélia Jordana  … (Séance à 3 €)            14 h 30

Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.

Un film intéressant, bien filmé et servi par des acteurs qui jouent justes….Le sujet est original et permet de se confronter à des problèmes sociaux, genre intégration, racisme, banlieue, études supérieures…..Les dialogues sont plutôt riches avec quelques pointes d’humour et l’on est bercé de lieux parisiens, plus ou moins connus. la photographie est précise et agréable, et le scénario plutôt vif….On ne s’ennuie pas, on décrypte , voire analyse la société sous un angle peu évident, et malgré un certain nombre de « poncifs » la pilule passe bien…..Sans être génial, Attal a traité des sujets plus profonds, on peut conseiller ce film…..