Elisabeth Hébérard, Présidente du G.A.R.A. (Groupe Alésien de Recherche Archéologique a donné une conférence sur les « Modes barbares du V au VII ème siècle 

C’est devant un auditoire attentif et intéressé qu’Elisabeth Hébérard, Présidente du G.A.R.A. (Groupe Alésien de Recherche Archéologique a donné une conférence sur les « Modes barbares du V au VII ème siècle ». Elle évoque le contexte événementiel, la difficulté de l’Empire Romain à contrôler l’étendue de ses frontières, l’enrôlement dans l’armée de contingents d’origines ethniques différentes, le partage de l’Empire en zones Occidentale et Orientale.

Le phénomène de pénétration de groupes germaniques et autres, forçant le limes, (frontière entre l’empire romain et le monde barbare, tel qu’il était conçu par les Romains : à savoir, tous les peuples ne parlant ni grec, ni latin), ces Barbares (Germains, Vandales, Francs, Suèves, Burgondes, Wisigoths…), en quête de mieux vivre, souhaitent gravir l’échelle sociale. Ces nouvelles présences arrivent avec leurs signes identitaires, leur langue, leurs lois, leurs croyances.

Sur notre territoire, certains oppida réoccupés, grottes-refuges, unités agricoles, vestiges de lieux de culte ou funéraires, ont livré du mobilier témoignant de ces nouveaux apports,

  • Têtes de fibules ou d’épingle, boucles et plaques boucles de ceinture montrent des techniques artisanales d’orfèvrerie telles que les émaux cloisonnés, les pierres précieuses montées en bâtes et le métal au repoussé, autant de pratiques se rapportant à l’Art des steppes orientales, à ses motifs zoomorphes stylisés et fantastiques.

Ces parures, indices de rang social, étaient associées à des coiffures et à un habillement « barbare » différent de la toge et du drapé romain : port de robe ou tunique à manches, de manteau cape, de fourrure, de cheveux longs !

  • Dans le domaine de la vaisselle, les plats, les mortiers, les oules et les amphores importées témoignent d’habitudes culinaires méditerranéennes et d’une production céramique caractérisée par des bords déjetés, des argiles brunes, grises ou orangées, des décors estampés, des revêtements d’engobe. Une conférence émaillée d’un diaporama de cartes, de dessins et d’objets forts intéressant.

Elisabeth Heberard a su emmener son public par sa connaissance pointue du sujet et l’aisance avec laquelle elle partage sa passion, permet à chacun de mieux comprendre notre histoire.

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