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Le village de Courry

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A proximité du parc national des Cévennes et des Gorges de l’Ardèche, sites du Mont Lozère, la vallée de la Cèze, à 1H30 de la mer méditerranée. Au gré de vos balades vous visiterez nos villages dont le patrimoine est à la fois riche et varié églises, temples, châteaux, grottes ( Cocalière, Orgnac), musées, sites préhistoriques, quartiers médiévaux, une bambouseraie et le pont du Gard à 1 heure de route. Les grandes surfaces sont a 8 km.

La géographie

Ici deux espaces géographiques se côtoient, du sud à l’ouest, la chaîne de Serres couverte par une forêt de châtaigniers et le côté nord-est, le maquis méditerranéen : buis, cades, thym,…

A la croisée des chemins

Les observations archéologiques et l’étude des anciens chemins permettent de penser que le village de Courry a vu le jour par une fixation de ses premiers occupants le long d’anciennes voies. Les principales sont : « La draille du Languedoc » qui canalisait la transhumance des ovins, vers le Mont Lozère. La « Vieille route » où transitaient de nombreux échanges commerciaux ou militaires entre les plaines méditerranéennes et le massif central. Au grè des mutations politiques, elle deviendra « Chemin Royal », « Chemin Impérial », « Route Nationale 104 » pour finir par l’actuelle dénomination : « Départementale 904 ». Une voie peu connue mais qui subsiste sous forme de témoins partiels : « Le Chemin Muletier » qui se déroulait le long du thalweg de la châtaigneraie. La caractéristique d’implantation des maisons du village s’observe au travers de constructions en « chapelet », des mas et des hameaux, qui s’égrènent le long d’une dorsale principale complétée par des voies secondaires.

Saint-Ambroix la ville à 7 km

Des dolmens à l’époque gallo-romaine

Malgré l’occupation temporaire de la garrigue, les « anciens » ont respecté l’implantation des tombes préhistoriques. Courry a le privilège de compter vingt-deux coffres mégalithiques de l’époque chalcolithique ( – 2300 à – 1800 ans av. J.-C.).

Pour la période gallo-romaine, une ruine, aujourd’hui disparue, a permis de mettre en évidence un établissement rural où se pratiquait l’élevage du mouton. Ce site a livré de nombreux tessons de poterie, des pièces de monnaie s’échelonnant de l’époque romaine au xiiie siècle et une quantité de fusaïoles (contrepoids en pierre de la bobine d’une quenouille).

Un manuscrit du Xe siècle

Le document écrit le plus ancien, connu actuellement, remonte en l’an 950. Il précise d’après la « Charta vétus » ou « Recueil de chartes anciennes » que Ennus, évêque du Vivarais, possède trente fermes à Courry (Currio). Depuis ces temps ancestraux Courry se trouve rattaché au Vivarais. Il formait avec les communautés de Banne, Brahic et Malbosc « La presqu’île du Vivarais » incluse dans le territoire de l’Uzêge.

Une église du XIIe siècle

Du XIIe siècle, l’église a conservé l’essentiel de son architecture primitive avec son abside en cul de four ornée, surmontée en extérieur, d’une remarquable corniche à modillons. Le mur de façade de ce monument est coiffé d’un clocher peigne. Les spécialistes attribuent cet édifice au roman auvergnat fin du XIIèm siècle . À partir de cette période les textes anciens mettent en évidence le rattachement de la paroisse de Courry à l’abbaye de Bonnevaux , sous tutelle des chanoines de l’ordre de Saint Ruf, elle-même dépendante de l’évêque du Vivarais. Pendant six siècles la communauté courriole dépendra de l’ancien diocèse du Vivarais qui se nomme aujourd’hui : Ardèche. Cette situation sera profondément modifiée après la Révolution Française avec la création des départements (1792). Courry deviendra commune gardoise.

Un document fiscal de 1464

Au XVe siècle, un manuscrit très intéressant « L’Estime de 1464 » donne une description assez précise, du village, avec les noms des habitants, les types de cultures, les noms de lieux etc. Ce document met en évidence la composition d’une communauté essentiellement rurale avec pour économie principale la culture de la châtaigne. Par la-même, le village de Courry se retrouve inclus dans le territoire des Cévennes.

1792… La victoire de Courry

Avant d’aborder l’aspect « Histoire contemporaine », un fait marquant, du Bas Vivarais, mérite un développement. Une tentative contre-révolutionnaire de royalistes, sorte de chouannerie, prirent par les armes le château de Banne. Devant cette rébellion, les assemblés révolutionnaires du Gard et de l’Ardèche ne tardèrent pas à réagir. Elles préparèrent la troupe pour mater ce mouvement d’émeute. Le onze juillet 1792, le groupe pro-royaliste, composé de quatre cents hommes, se posta dans les bois de Courry pour tendre une embuscade à un détachement de l’armée révolutionnaire qui venait à sa rencontre. Le combat fut acharné. L’armée du Gard dut user du canon contre les insurgés. Une grande partie des réfractaires périt au cours de cet affrontement dont un des chefs : « Monsieur le Chevalier de Melon ». De nombreux villages, du sud ardéchois, subirent la foudre des armées révolutionnaires. Quelques jours après, le château de Banne sera démantelé et le chef principal de cette rébellion, le « Comte de Saillans », sera massacré, aux Vans, à coups de sabre le vingt deux juillet 1792. Ce sanglant accrochage restera gravé, dans les annales historiques, sous la dénomination de « Victoire de Courry ».

Des mutations après la Révolution

Après les périodes de troubles, comme tous les villages de « France et de Navarre », Courry conserve ses activités rurales au travers des multiples vicissitudes du temps. Son agriculture reste toujours à la limite du précaire malgré son implantation généralisée sur la totalité de son territoire. Il doit, en parallèle, confronter les nombreuses épidémies et la forte charge des impôts. La Révolution le marque profondément avec l’abandon du Vivarais et son rattachement au département du Gard. Des mutations profondes s’enclenchent avec la prospection minière dans la région. Dans le village plusieurs exploitations du minerai de fer verront le jour mais les gisements trop lenticulaires seront de courte durée. Les mineurs paysans se convertissent dans les mines de charbons environnantes. Suivra la litanie des causes d’abandon de la terre avec la mécanisation agricole peu adaptée aux terrains caillouteux, le départ des filles vers les filatures, l’hémorragie des jeunes hommes avec la guerre de 14, l’attraction des grandes villes pour la recherche d’un emploi sûr et une vie plus confortable. Ensuite, tout se précipite avec la motorisation, les moyens de communications, l’attrait des loisirs, les études longues pour les jeunes.

Une ère nouvelle

Aujourd’hui, une nouvelle communauté supplante la traditionnelle. Les paysans frustes d’autrefois, héritiers, d’une langue ancestrale, ne parlaient que le patois. Ils ont laissé la place aux retraités du « baby-boom » conservateurs de quelques parcelles de châtaigniers et d’oliviers entre deux voyages touristiques, aux jeunes couples qui travaillent dans les villes voisines et aux « européens », attirés par le soleil et le charme de la région, restaurateurs des vieux mas et constructeurs de piscines. Ainsi se poursuit l’histoire des courriols au travers de la mutation immuable du temps.

Courry – Wikipédia

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