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Les Cevennes

Les Cévennes forment une chaîne montagneuse faisant partie du Massif central, à cheval entre les départements français de la Lozère et du Gard, prolongeant au sud les monts du Vivarais situés en Ardèche et en Haute-Loire, et au nord les monts de Lacaune et de l’Espinouse situés en partie dans le département de l’Hérault.
La dénomination inclut également une partie de la plaine méridionale aux contreforts sud-est et notamment le bassin alésien.

Courry

Aux confins du Gard et de l’Ardèche blotti dans le piémont cévenol le village de Courry a, aussi, son brevet d’ancienneté depuis la préhistoire. Proche de Saint Ambroix et à l’écart de la route départementale D904 (axe Alès-Aubenas) il est peu connu, voire ignoré, d’une majorité de gens. La découverte d’un important réseau karstique dans le sous-sol de la commune a permis d’ouvrir au public, depuis 1967, un tronçon touristique connu sous le nom de « Grotte de la Cocalière  ». Cette cavité dénommée, parfois, « perle des Cévennes » a pour écrin le territoire de Courry.

L’église du 12 ème siècle

Du XIIe siècle, l’église a conservé l’essentiel de son architecture primitive avec son abside en cul de four ornée, surmontée en extérieur, d’une remarquable corniche à modillons. Le mur de façade de ce monument est coiffé d’un clocher peigne. Les spécialistes attribuent cet édifice au roman auvergnat fin du XIIèm siècle. À partir de cette période les textes anciens mettent en évidence le rattachement de la paroisse de Courry à l’abbaye de Bonnevaux, sous tutelle des chanoines de l’ordre de Saint Ruf, elle-même dépendante de l’évêque du Vivarais. Pendant six siècles la communauté courriole dépendra de l’ancien diocèse du Vivarais qui se nomme aujourd’hui : Ardèche. Cette situation sera profondément modifiée après la Révolution Française avec la création des départements (1792). Courry deviendra commune gardoise.

Une belle inauguration de l’église après restauration

L’église Notre-Dame était trop petite pour contenir la population et les invités à l’inauguration marquant la fin de la restauration. Denise Cesco, la maire a accueilli avec le curé Marcel Chalbos, Monseigneur Robert Wattebled, évêque de Nîmes, Christophe Marx, sous-préfet d’Alès, Jean-Claude Paris, conseilleur général du canton de Saint-Ambroix, Danièle Tayolle représentant la communauté de communes Cèze Cévennes, Monsieur Saerine du service Territorial architecture et patrimoine de la Direction régional des affaires culturelles, Philippe Lointier, architecte des Bâtiments de France qui a suivi le déroulement du chantier.

Denise Cesco a relaté le long chemin parcouru pour la réalisation de ce beau projet et Jean-Claude Paris a précisé la politique du conseil général du Gard, qui loin, de se laisser enfermer par l’uniformisation, soutient les projets qui conservent la diversité culturelle de notre pays.

Une fois, le ruban tricolore coupé par Monseigneur l’Évêque, les invités se sont retrouvés sur le parvis de l’église pour un apéritif dînatoire. Une inauguration chaleureuse où chacun était heureux de retrouver l’église rénovée.

 

La grotte de la Cocalière