L’eau du robinet sujette aux intempéries

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Un rapport publié le 20 avril dans ce journal qualifiait les eaux du robinet de “mauvaise” pour la commune de Courry. Résumant l’entité d’un point rouge face aux communes avoisinantes. Ceci, sur base d’un rapport de 2019 et de 2020, publié sur le site du ministère de la Santé et exprimant entre “50 et 75 % d’analyses non conformes”, souligne André Moulin, président de l’UFC Que choisir d’Alès.

À Courry, les activités humaines, les canalisations et le traitement de l’eau sont qualifiés de “bon” suivant l’étude. Ce qui est pointé du doigt, c’est la turbidité de l’eau, à savoir son aspect trouble constaté lors des prélèvements.

“Dans le cas de paramètres physiques tels que la turbidité, il est utile de tenir compte des conditions climatiques pendant les heures ou jours qui ont précédé le prélèvement de l’eau analysée. Dans le détail, c’est un sujet relativement compliqué. J’espère que les lecteurs feront preuve de vigilance sur cette question”, fait remarquer le président de l’UFC Que choisir.

Des eaux qui sont pompées au Serras, dans une nappe située à 300 mètres de profondeur ; des eaux mélangées avec des captages moins profonds issus d’autres communes ; mixité des approvisionnements pouvant faire remonter “des matières suspendues ou colloïdales” dans les eaux distribuées à Courry en cas d’intempérie.

“Les résultats des prélèvements peuvent être consultés à la mairie”, informe le maire, Jean Bernard.

Pour le traitement des eaux, deux systèmes sont préconisés : les UV et le chlore.

“Nous avons préféré le second pour son caractère désinfectant au sein même des canalisations. L’UV s’avérant inutile en cas d’eau trouble”, conclut l’édile.

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